In Tunisia, a rape victim is prosecuted for "public indecency" (Photo: Kapitalis)
Translation: After she was raped by two policemen, a young Tunisian woman, along with her husband, were prosecuted for "public indecency" on Tuesday, October 2nd 2012 in Tunis. The charges they face could lead to a six month prison sentence according to their lawyers. One of the latter, attorney Bochra Bel Haj Hamida explained they pleaded 'not guilty' and are awaiting the judge's decision.
Counter to the assertions of the Tunisian Minister of Justice, Noureddine Bhiri, who stated on public television that "the victim was not accused of anything" and that "media were using the case to soil Tunisia's image", the victim and her husband could be found guilty of "public indecency".
Tuesday morning, in front of the First Instance Court of Tunis, more than 300 people were protesting in solidarity with the victim under close police surveillance. Among them were international and local journalists as well as politicians and assembly representatives such as Maya Jeribi, Salma Baccar, Said Aidi, Yacine Brahim, Issam Chebbi, Emna Menif. Well-known artists like Aicha Gorgi and Feriel Lakhdhar were also here is support of the victim along with representatives from several human rights associations. The slogans were all converging towards the same ideas of collusion between the current Islamist government and Justice organs, defense of women's rights and the call for exemplary sentences for the rapists.
Original Language Text:
Le procureur de la république a ordonné mardi la poursuite de la fille violée par des policiers ainsi que son fiancé pour atteinte à la pudeur.
Les deux accusés risquent jusqu’à 6 mois de prison, si ce n’est pas plus. Selon les avocats de la fille violée par des policiers, «notre cliente a été entendue. Nous avons plaidé non coupable. Et nous attendons actuellement ce que va prononcer le juge», a dit à Kapitalis Me Bochra Ben Haj Hmida.
Contrairement aux déclarations, lundi, du ministre de la Justice Noureddine Bhiri, sur Express FM, affirmant que «la fille violée n’est pas accusée et que les médias ont gonflé l’affaire pour souiller notre image», le tribunal pourrait condamner la fille et son fiancé pour atteinte à la pudeur.
Devant le Tribunal de première instance de Tunis, grandement quadrillé par la police, un rassemblement de près de 300 personnes venues dès 8 heures du matin soutenir la fille violée en présence des médias locaux et internationaux, des politiques et des constituants (Maya Jeribi, Salma Baccar, Saïd Aïdi, Yassine Brahim, Issam Chebbi, Iyad Dahmani, Hamma Hammami, Emna Menif, l'artiste Feriel Lakhdhar, Aïcha Gorgi…) ainsi que des représentants des droits de l'Homme et des associations civiles. Les slogans du jour versent tous dans le même sens, contre la politique du gouvernement Jebali dominé par Ennahdha, contre la politique complice du ministère de l’Intérieur et celui de la Justice, pour la défense des droits de la femme et des sanction exemplaires pour les violeurs…
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